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Linux Kali vs BackTrack : Distribution pour test d’intrusion

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Dans ce guide, vous découvrirez ce qui distingue un test d’intrusion d’une simple recherche de vulnérabilités, les différences entre Linux Kali et Linux BackTrack, ainsi que les meilleures alternatives disponibles aujourd’hui. En quelques minutes, vous aurez une vision claire pour choisir la distribution la plus adaptée à vos premiers pas en cybersécurité.

  • Comprenez pourquoi une recherche de vulnérabilités et un test d’intrusion répondent à deux objectifs très différents en cybersécurité.
  • Identifiez rapidement les différences entre Linux Kali et Linux BackTrack afin de choisir la distribution la plus adaptée à votre niveau.
  • Découvrez quelles alternatives existent aujourd’hui et dans quels cas elles peuvent être plus intéressantes que Kali Linux.

Lorsque l’on débute dans la cybersécurité, deux noms reviennent souvent : Linux Kali et Linux BackTrack. Pourtant, de nombreux débutants pensent qu’il s’agit de deux distributions concurrentes toujours utilisées aujourd’hui. En réalité, l’histoire est un peu différente.

Test d’intrusion ou recherche de vulnérabilités : ce n’est pas la même chose

Avant de parler des distributions Linux, il est important de comprendre ce que l’on cherche à faire.

La recherche de vulnérabilités consiste à analyser un système afin de détecter les failles de sécurité connues. L’objectif est simplement de répondre à une question :

« Existe-t-il une faiblesse sur cette machine ? »

Pour cela, on utilise des outils capables d’examiner automatiquement un ordinateur, un serveur ou un site web. Par exemple, avec Nmap, il est possible d’identifier les services exposés sur une machine.

# Analyse les ports ouverts d'une machine
nmap 192.168.1.100

Cette commande ne pirate rien. Elle se contente d’observer les services accessibles afin de repérer d’éventuels points faibles.

Le test d’intrusion ou Pentest

Le test d’intrusion, souvent appelé Pentest, va beaucoup plus loin.

Une fois une vulnérabilité trouvée, le pentesteur tente de démontrer qu’elle est réellement exploitable. Cette démonstration est appelée Proof of Concept (POC), ou preuve de concept. L’objectif n’est pas de faire des dégâts, mais de prouver qu’un attaquant pourrait compromettre le système.

Imaginons qu’une porte soit mal verrouillée.

  • La recherche de vulnérabilités constate simplement que la serrure est défectueuse.
  • Le test d’intrusion essaye d’ouvrir la porte pour vérifier si quelqu’un pourrait réellement entrer.

C’est précisément cette différence qui distingue les deux approches.

Recherche de vulnérabilité et test d'intrusion avec Kali linux, le successeur de BackTrack

Linux BackTrack : le pionnier

Au début des années 2000, Linux BackTrack était la référence des distributions destinées aux tests d’intrusion.

Elle regroupait des centaines d’outils de sécurité dans un seul système prêt à l’emploi. Les chercheurs en cybersécurité pouvaient ainsi analyser des réseaux, réaliser des audits de sécurité ou effectuer des démonstrations de failles sans installer chaque logiciel séparément.

À l’époque, BackTrack a largement contribué à démocratiser les tests d’intrusion. Cependant, avec les années, son architecture est devenue difficile à maintenir et plusieurs choix techniques limitaient son évolution. Une nouvelle génération était nécessaire.

Linux Kali : le successeur de BackTrack

En 2013, les créateurs de BackTrack ont entièrement repensé leur distribution :

Contrairement à une idée reçue, Kali n’est pas un concurrent de BackTrack : c’est son successeur officiel. Cette nouvelle distribution repose sur Debian, bénéficie de mises à jour régulières et propose aujourd’hui plusieurs centaines d’outils spécialisés dans :

  • les tests d’intrusion
  • l’analyse réseau
  • l’investigation numérique (forensic)
  • l’analyse de logiciels malveillants
  • la sécurité des applications web
  • les audits Wi-Fi

Autrement dit, Kali Linux est devenu la boîte à outils de référence pour les professionnels de la cybersécurité.

Un exemple avec Kali Linux

L’un des premiers outils que découvrent les débutants est whois, qui permet d’obtenir des informations publiques sur un nom de domaine.

# Recherche les informations publiques d'un domaine
whois example.com

Cette commande affiche par exemple le registrar, certaines informations techniques et les serveurs DNS utilisés.

Autre exemple très connu :

# Découverte des machines présentes sur un réseau local
nmap -sn 192.168.1.0/24

Le paramètre -sn demande simplement quelles machines répondent sur le réseau.

Ces commandes sont sans danger lorsqu’elles sont utilisées sur votre propre infrastructure ou avec l’autorisation du propriétaire.

Linux Kali vs Linux BackTrack

Le tableau suivant résume les principales différences.

CritèreLinux BackTrackLinux Kali
StatutAbandonnéToujours maintenu
Première version20062013
DéveloppementArrêtéTrès actif
Base LinuxUbuntu puis SlackwareDebian
Nombre d’outilsPlusieurs centainesPlusieurs centaines régulièrement mises à jour
Utilisation actuelleHistoriqueRéférence mondiale pour les pentests

En pratique, il n’existe quasiment plus de raison d’utiliser BackTrack aujourd’hui. Si vous débutez, installez directement Linux Kali, qui bénéficie d’un suivi permanent et d’une documentation très riche.

Quelles sont les alternatives à Kali Linux ?

Même si Kali Linux est la distribution la plus connue, elle n’est pas la seule.

Parrot Security OS est probablement son principal concurrent. Plus léger, il convient aussi bien aux tests d’intrusion qu’à un usage quotidien.

BlackArch Linux s’adresse davantage aux utilisateurs expérimentés. Basée sur Arch Linux, elle embarque un nombre impressionnant d’outils, mais demande davantage de connaissances.

Enfin, de nombreux professionnels utilisent simplement une distribution classique comme Debian ou Ubuntu, puis installent uniquement les outils dont ils ont réellement besoin. Cette approche permet d’obtenir un environnement plus léger et parfaitement adapté à son activité.

  • Le choix dépend donc surtout de votre niveau et de votre manière de travailler.

Quelle distribution choisir lorsque l’on débute ?

Si vous découvrez la cybersécurité, Linux Kali reste le meilleur choix. Sa communauté est immense, les tutoriels sont nombreux et la plupart des formations s’appuient sur cette distribution. Vous trouverez rapidement de l’aide en cas de difficulté.

En revanche, gardez toujours à l’esprit qu’une distribution ne fait pas de vous un expert. Installer Kali Linux ne transforme pas un ordinateur en machine de piratage magique.

Les véritables compétences résident dans la compréhension des réseaux, des systèmes d’exploitation et des mécanismes de sécurité. Les outils ne sont finalement que des assistants.


Linux BackTrack appartient désormais à l’histoire de la cybersécurité. Son héritage est pourtant bien vivant, puisque Linux Kali en est le successeur direct et continue d’évoluer chaque année.

En comprenant la différence entre une simple recherche de vulnérabilités et un véritable test d’intrusion, vous posez déjà les bases indispensables pour progresser dans le domaine du pentest. Une fois ces fondamentaux acquis, vous pourrez explorer les nombreux outils proposés par Kali Linux, toujours dans un cadre légal et éthique. C’est cette méthode, bien plus que la distribution utilisée, qui fera de vous un véritable professionnel de la cybersécurité.

👉 Apprenez à installer Linux Kali depuis un DD externe.

Linux Kali est-il gratuit ?

Oui. Linux Kali est une distribution Linux entièrement gratuite et open source. Vous pouvez la télécharger, l’installer sur un ordinateur ou l’utiliser dans une machine virtuelle sans payer de licence.

Peut-on utiliser Kali Linux comme système d’exploitation principal ?

Oui, c’est possible. Cependant, Kali Linux est avant tout conçue pour les professionnels de la cybersécurité et les tests d’intrusion. Pour un usage quotidien, une distribution comme Ubuntu ou Debian est souvent plus adaptée aux débutants.