Pour ce nouveau chapitre de notre tutoriel complet sur la Google Search Console, nous allons découvrir que certains rapports sont de véritables mines d’or pour progresser vite, même quand on débute.On va mettre les mains dans trois dimensions essentielles de la GSC : les pays, les appareils et l’apparence dans les résultats de recherche, aussi appelée rich results.
- Comprendre d’où viennent réellement vos visiteurs et pourquoi Google affiche vos pages dans certains pays plutôt que d’autres
- Adapter votre site et vos contenus selon l’appareil utilisé par vos lecteurs pour améliorer visibilité et taux de clic
- Mieux maîtriser l’apparence de vos pages dans Google afin de rendre vos résultats plus attractifs et plus cliqués
Toutes ces données sont très concrètes, faciles à comprendre quand elles sont bien expliquées, et surtout capables de vous aider à prendre de meilleures décisions pour votre référencement.
Comprendre la logique derrière ces rapports
Avant d’entrer dans le détail, il faut comprendre une chose simple : la Google Search Console ne juge pas votre site, elle observe le comportement des internautes face à vos pages. Elle ne vous dit pas seulement si vous êtes visible, mais comment, où et dans quelles conditions.
Les rapports par pays, par appareils et par apparence dans les résultats servent justement à répondre à trois questions fondamentales :
- Qui me trouve ?
- Depuis quoi me consulte-t-on ?
- Et à quoi ressemble mon site dans Google avant même qu’on clique dessus ?
Quand on débute, ces questions changent totalement la façon de voir le SEO.
Les pays dans la Google Search Console
Le rapport par pays permet de savoir depuis quels territoires vos pages apparaissent et sont cliquées dans Google. Il ne s’agit pas de localisation de serveurs, ni de géolocalisation précise, mais bien de l’origine des recherches effectuées par les internautes.
Dans la GSC, ce rapport est accessible depuis le rapport de performances, en appliquant un filtre « Pays ». En quelques secondes, vous pouvez voir si votre audience est majoritairement française, ou si des visites arrivent d’autres pays francophones, voire de zones totalement inattendues.

Pour un blog, un site web ou une boutique en ligne, c’est particulièrement intéressant. Vous écrivez en français, donc vous vous attendez logiquement à un public français. Mais la réalité peut être plus nuancée : Belgique, Suisse, Canada, Afrique francophone… Google peut très bien diffuser vos contenus ailleurs que prévu.
Comment interpréter ces données quand on débute
Si vous voyez que 95 % de vos impressions viennent de France, c’est parfaitement normal. Cela signifie simplement que Google a bien compris votre langue et votre cible principale. En revanche, si vous constatez une montée progressive d’un autre pays, cela mérite votre attention.
Par exemple, si le Canada commence à représenter une part visible de vos impressions, cela peut indiquer que vos contenus répondent à des recherches universelles, pas seulement locales. À ce stade, inutile de tout changer. Mais vous pouvez commencer à faire attention à certains termes ou exemples trop franco-français.
À l’inverse, si vous recevez beaucoup d’impressions depuis un pays non francophone, mais très peu de clics, cela peut signaler un décalage. Google montre vos pages, mais les internautes ne cliquent pas car la langue ou le contexte ne correspond pas à leurs attentes.
Pour mieux comprendre, il m’est arrivé la chose suivante : en analysant un site technique pourtant très ciblé France, je me suis aperçu qu’il recevait un nombre étonnant d’impressions depuis l’Inde. Sur le moment, incompréhension totale. En creusant, la raison était simple : certains termes techniques en anglais apparaissaient dans les titres, ce qui déclenchait des affichages hors cible. Rien de grave, mais une excellente leçon : Google lit tout, même ce qu’on pense secondaire.
Les appareils : mobile, ordinateur et tablette
Aujourd’hui, Google ne considère plus un site comme un bloc unique. Il l’évalue différemment selon l’appareil utilisé par l’internaute. Mobile, ordinateur et tablette sont donc séparés dans la Google Search Console.
Cette distinction est capitale, car l’expérience utilisateur n’est pas la même selon l’écran. Un site parfait sur ordinateur peut devenir pénible sur mobile, même s’il est techniquement responsive. Google le sait, et ses algorithmes aussi.

Dans la GSC, le filtre « Appareils » vous permet de comparer vos performances selon ces supports : impressions, clics, taux de clic et position moyenne.
Le mobile, désormais prioritaire
Depuis plusieurs années, Google utilise l’indexation mobile-first. Cela signifie que c’est la version mobile de votre site qui sert de référence principale pour le classement. Autrement dit, si votre site mobile est moyen, votre SEO global en pâtira, même si la version ordinateur est excellente.
Quand vous débutez, il est très fréquent de découvrir que la majorité des impressions proviennent du mobile. C’est normal. Les internautes cherchent souvent depuis leur téléphone, surtout pour des requêtes informationnelles comme celles d’un blog.

Si vous constatez un écart important entre mobile et ordinateur, par exemple un bon taux de clic sur desktop mais faible sur mobile, c’est un signal précieux. Cela peut venir d’un titre trop long qui se coupe sur petit écran, ou d’une méta description peu lisible sur mobile.

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Découvrez mes formations Qui suis-je ?Comment utiliser ces données concrètement
L’objectif n’est pas de devenir obsédé par chaque chiffre, mais de repérer les tendances. Si le mobile domine largement, votre priorité devient la lisibilité mobile. Des paragraphes aérés, des phrases simples, des titres clairs. C’est exactement l’esprit de ce tutoriel.
Si, à l’inverse, votre audience est majoritairement sur ordinateur, cela peut indiquer un public plus professionnel, ou des recherches effectuées en situation de travail. Dans ce cas, des contenus plus longs et plus détaillés sont souvent mieux acceptés.
L’apparence dans les résultats, ou rich results
L’apparence dans les résultats correspond à la façon dont votre page est affichée dans Google avant même qu’on clique dessus. Cela va bien au-delà du simple lien bleu. On parle ici d’extraits enrichis, aussi appelés rich results.
SERP, c’est tout simplement la page de résultats qui s’affiche sur Google après que vous avez tapé une recherche. C’est l’acronyme de Search Engine Results Page : plus votre site est bien classé dans cette liste, plus vous avez de chances d’attirer des visiteurs.
Dans la GSC, ce rapport permet de voir si vos pages bénéficient d’affichages spéciaux : FAQ, avis, fil d’Ariane, résultats enrichis liés aux données structurées. Ces éléments attirent l’œil et peuvent considérablement améliorer le taux de clic.

Pour un débutant, c’est souvent une découverte. On comprend soudain que le SEO ne se joue pas seulement sur le contenu, mais aussi sur la présentation dans Google.
Pourquoi les rich results sont si importants
Imaginez deux résultats identiques sur le fond, mais l’un affiche une FAQ déroulante ou un fil d’Ariane clair, tandis que l’autre reste classique. Lequel attire le regard ? La réponse est évidente.
Les rich results ne garantissent pas une meilleure position, mais ils augmentent souvent la visibilité et le taux de clic. Google ne les affiche que s’il comprend parfaitement le contenu et s’il estime que cela apporte une vraie valeur à l’utilisateur.
Dans la Google Search Console, vous pouvez voir quelles pages bénéficient de ces apparences enrichies et lesquelles rencontrent des problèmes de données structurées.
Comment aborder cela sans se compliquer la vie
Quand on débute, inutile de vouloir tout implémenter d’un coup. L’essentiel est de comprendre que Google aime les contenus bien structurés. Des titres clairs, une hiérarchie logique, des réponses précises aux questions courantes.

Les données structurées viennent ensuite, comme une couche supplémentaire. La GSC vous aide ici en signalant les erreurs et les opportunités, sans jargon inutile si on prend le temps de lire calmement les messages.
Croiser les données pour progresser intelligemment
La vraie puissance de la GSC apparaît quand on combine ces dimensions. Un pays précis, un appareil dominant, une apparence particulière dans les résultats. Ce croisement permet de comprendre non seulement où vous êtes visible, mais pourquoi.
Par exemple, un article peut très bien fonctionner sur mobile en France avec un rich result de type FAQ, mais être quasi invisible sur ordinateur ou à l’étranger. Ce n’est pas un problème, c’est une information stratégique.
En SEO, progresser ne signifie pas être partout. Cela signifie être pertinent là où Google vous positionne naturellement.
Les rapports par pays, appareils et apparence dans les résultats transforment la Google Search Console en véritable outil de compréhension, pas seulement de mesure. Ils vous montrent comment votre contenu vit dans le moteur de recherche, bien au-delà des simples positions.
En apprenant à lire ces données avec calme et recul, vous passez d’une approche intuitive à une approche réfléchie. Vous ne devinez plus ce qui fonctionne, vous l’observez. Et c’est souvent à ce moment-là que le SEO devient moins stressant, et beaucoup plus passionnant.

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