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Sherlock : Rechercher un compte ou pseudo | Tutoriel OSINT

Temps de lecture estimé : 6 minutes
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Quand on s’intéresse à l’OSINT, ou tout simplement à la sécurité et à la vie privée sur Internet, on découvre très vite à quel point nos informations circulent facilement en ligne. L’un des éléments les plus simples à exploiter est le pseudonyme d’un compte. Beaucoup de personnes utilisent le même pseudo partout, sans même s’en rendre compte. C’est pratique pour se souvenir de ses comptes, mais cela peut aussi donner énormément d’informations… Que Sherlock va rechercher.

  • Comprendre à quoi sert Sherlock et comment il peut vous aider à analyser une identité numérique grâce à un simple pseudo.
  • Savoir installer l’outil facilement même si vous débutez totalement.
  • Être capable d’utiliser Sherlock en confiance pour lancer vos propres recherches et exploiter efficacement les résultats.

Sherlock : derrière ce nom qui rappelle le célèbre détective britannique se cache un outil très puissant, mais étonnamment simple à utiliser. Votre terminal devient soudain une loupe géante capable de vérifier en quelques secondes si un pseudo existe sur des centaines de sites web, réseaux sociaux, plateformes de discussion et même des services en ligne plus discrets.

Dans ce tutoriel, vous allez apprendre ce qu’est Sherlock, à quoi il sert concrètement, comment l’installer étape par étape et comment l’utiliser sereinement. Même si vous débutez totalement, nous allons avancer calmement et avec des exemples concrets. L’idée est que, à la fin, vous soyez autonome. Découvrez la puissance de l’OSINT !

Sherlock, c’est quoi exactement et pourquoi l’utiliser ?

Sherlock est un outil d’OSINT en ligne de commande. OSINT signifie Open Source INTelligence, autrement dit, la collecte d’informations publiques accessibles librement sur Internet. Sherlock ne pirate rien, il ne force aucun accès, il ne contourne aucune sécurité. Il se contente de vérifier si un pseudo existe sur des plateformes publiques.

Son fonctionnement est simple dans l’idée. Vous lui donnez un pseudonyme, par exemple “DarkPlayer92”, et Sherlock va automatiquement tester ce pseudo sur une très grande liste de sites Internet. Cela inclut des réseaux sociaux célèbres comme Twitter, Instagram, TikTok, Reddit, GitHub, mais aussi des forums, des services internationaux ou encore des plateformes auxquelles on ne penserait même pas. À la fin, il vous affiche les résultats et vous montre sur quels sites ce pseudo existe réellement.

Alors pourquoi utiliser Sherlock ? D’abord pour faire de l’enquête OSINT dans un contexte légal et éthique. Cela peut être pour du journalisme d’investigation, pour analyser votre propre empreinte numérique, pour une enquête professionnelle, pour la cybersécurité ou même pour apprendre et se former. Ensuite, c’est un outil extrêmement rapide. Faire la même recherche à la main prendrait des heures, Sherlock le fait en quelques secondes.

Beaucoup de gens pensent être anonymes derrière un pseudo. Pourtant, une fois que Sherlock retrouve ce même pseudo sur un réseau social, un vieux forum d’adolescence, un site de photos et un compte GitHub, on peut déjà commencer à reconstituer des morceaux de vie numérique. C’est à la fois fascinant et un peu effrayant. Mais justement, comprendre cela permet aussi de mieux se protéger.

Installer Sherlock pas à pas

Sherlock est un outil en ligne de commande. Cela signifie qu’il ne s’utilise pas avec des fenêtres et des boutons, mais dans le terminal. Si cela vous impressionne un peu, rassurez-vous. Vous allez voir que ce n’est pas si compliqué, et surtout, vous allez être guidé à chaque étape.

Vous pouvez installer Sherlock de différentes manières. Nous allons voir les trois principales méthodes : avec Homebrew, avec pipx et avec pip. Vous choisirez simplement celle qui vous convient le mieux selon votre système et vos habitudes.

Installation de Sherlock avec Homebrew

Si vous êtes sur macOS, ou si vous utilisez Linux avec Homebrew installé, c’est probablement la méthode la plus simple et la plus confortable. Ouvrez votre terminal. Sur Mac, cela peut être via Spotlight en tapant “Terminal”. Ensuite, vous allez simplement taper la commande suivante :

brew install sherlock

Vous validez avec Entrée, puis vous laissez travailler. Homebrew va télécharger Sherlock, gérer les dépendances, installer le programme et tout configurer proprement. Vous n’avez rien d’autre à faire. Une fois terminé, Sherlock est prêt à être utilisé.

Pour vérifier que tout fonctionne bien, vous pouvez taper par exemple :

sherlock -h

Si vous avez une liste d’options et de commandes qui s’affichent, c’est gagné.

Installer Sherlock

Installer Sherlock avec pipx

Pipx est un outil très pratique pour installer des applications Python en les isolant proprement du reste de votre système. C’est souvent recommandé, car cela évite les conflits et garde un système propre.

Si pipx est déjà installé, l’installation de Sherlock devient un jeu d’enfant. Dans votre terminal, tapez simplement :

pipx install sherlock-project

Là encore, il vous suffit d’attendre. Pipx va télécharger Sherlock, l’installer comme une application indépendante et le rendre accessible directement via votre terminal. Une fois terminé, vous pouvez là aussi tester :

sherlock -h

Si la commande fonctionne, alors Sherlock est prêt.

Installer Sherlock avec pip

Si vous n’avez pas pipx, vous pouvez aussi utiliser pip, qui est le gestionnaire de paquets Python classique. Attention simplement à bien utiliser l’option user si vous êtes débutant, pour éviter d’avoir besoin des droits administrateur.

Toujours depuis le terminal, tapez :

pip install --user sherlock-project

Cette commande installe Sherlock pour votre utilisateur uniquement. Une fois l’installation terminée, vous pouvez comme précédemment vérifier que tout fonctionne :

sherlock -h

Si la commande est reconnue, tout va bien. Si elle ne l’est pas, il faudra parfois ajouter le dossier Python user dans votre PATH, mais dans la majorité des cas modernes, cela fonctionne directement.

Pour en savoir plus : Pip, Pip3 et Pipx : Gérer vos paquets

Nous avons maintenant posé les bases indispensables : vous savez à quoi sert Sherlock et vous savez comment l’installer proprement.

Comment utiliser Sherlock : vos premières recherches

Sherlock est installé. Maintenant, il est temps d’agir. Vous allez voir, l’utilisation de base est très simple. Ouvrez votre terminal, puis tapez simplement :

sherlock pseudo_a_rechercher

Par exemple, imaginons que vous vouliez vérifier s’il existe des comptes avec le pseudo suivant :

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sherlock darkplayer92

Une fois la commande lancée, Sherlock se met au travail. Il affiche une ligne par site testé. Certaines lignes peuvent être rouges, d’autres vertes, certaines peuvent indiquer “not found” et d’autres “found”. Ce n’est pas très mystérieux. Lorsqu’un compte correspondant est trouvé, Sherlock affiche l’URL précise du profil. Vous pouvez cliquer dessus ou la copier dans votre navigateur et l’ouvrir.

Ce qui est impressionnant, c’est la rapidité. En quelques dizaines de secondes, Sherlock peut vérifier des centaines de sites. Vous auriez mis plusieurs heures à faire la même chose à la main. C’est là qu’on mesure vraiment l’intérêt d’un outil d’OSINT comme celui-ci.

Comprendre les résultats : lire entre les lignes

Quand la recherche est terminée, Sherlock affiche uniquement les résultats pertinents, c’est-à-dire les sites où il a réellement trouvé une correspondance. Cela peut donner quelque chose comme :

[+] Instagram: https://instagram.com/darkplayer92
[+] Reddit: https://reddit.com/user/darkplayer92
[+] GitHub: https://github.com/darkplayer92

Cela signifie que le pseudo existe sur ces plateformes. Cela ne garantit pas forcément qu’il s’agisse de la même personne dans chaque cas, mais dans la vraie vie, quand le même pseudo apparaît sur beaucoup de plateformes différentes, il y a souvent une forte probabilité que ce soit bien la même identité numérique.

Rechercher un pseudo avec Sherlock

Cela peut être utilisé dans plusieurs situations. Une enquête journalistique. Une analyse de cybersécurité. Une vérification personnelle pour voir ce que votre pseudo révèle de vous. Ou encore une recherche de veille numérique. J’ai déjà vu un étudiant totalement surpris de découvrir qu’un très vieux compte forum qu’il avait créé il y a 12 ans avec son pseudo habituel s’affichait encore publiquement. Il avait complètement oublié son existence. Sherlock lui a rappelé que sur Internet, rien ne disparaît si facilement.

Rechercher plusieurs pseudos d’un coup

Sherlock permet aussi de rechercher plusieurs pseudonymes en une seule commande. Cela peut être utile si vous enquêtez sur plusieurs identités possibles, ou si vous souhaitez comparer rapidement.

Il suffit de les écrire à la suite dans la commande, par exemple :

sherlock darkplayer92 gamerlife john_doe_77

Sherlock analysera chaque pseudo les uns après les autres. Vous verrez alors trois blocs de résultats successifs dans votre terminal. C’est très pratique pour gagner du temps.

Enregistrer les résultats dans un fichier

Si vous voulez garder une trace de vos résultats, pour un rapport, un audit ou simplement pour relire plus tard, vous pouvez demander à Sherlock d’enregistrer automatiquement tout ce qu’il trouve.

Par exemple :

sherlock darkplayer92 --csv

Cette commande crée un fichier sous forme de tableau exploitable dans Excel, LibreOffice ou n’importe quel tableur. Cela permet de classer les résultats, trier, annoter, bref travailler plus proprement. Vous pouvez aussi enregistrer les résultats en JSON pour un usage technique ou pour les intégrer dans un script.

Par exemple en JSON :

sherlock darkplayer92 --json

Cela génère un fichier structuré parfait pour les développeurs ou pour automatiser des traitements.

Gérer le temps et la vitesse

Sur certains réseaux, Sherlock peut devoir attendre un peu. Certains sites limitent les requêtes trop rapides. Si Sherlock va trop vite, il peut être temporairement bloqué. C’est pour cela qu’il propose des options pour ajuster sa vitesse.

Par exemple, pour ralentir légèrement le rythme des requêtes, vous pouvez utiliser une option de délai. Cela augmente le temps de scan, mais rend vos recherches plus discrètes et plus stables. C’est le genre de petit détail auquel on ne pense pas toujours au début, mais qui devient utile quand on commence à vraiment utiliser l’outil régulièrement.

Exemple complet d’utilisation réaliste

Imaginons une situation concrète. Vous souhaitez vérifier si une personne utilisant le pseudo “BlueFalconDev” possède des comptes publics intéressants à analyser dans le cadre d’une veille OSINT.

Vous lancez alors :

sherlock BlueFalconDev --json

Au bout de quelques secondes, Sherlock affiche plusieurs résultats. Vous découvrez que ce pseudo existe sur GitHub, sur Reddit et sur une plateforme de blogs développeur. Vous ouvrez les liens et vous trouvez un projet open source, quelques discussions techniques, un blog avec des articles personnels. Cela devient soudainement une vraie matière exploitable.

Inversement, vous pourriez vouloir vérifier votre propre pseudo pour mieux protéger votre identité numérique. Votre pseudo vous suit parfois plus loin que vous ne l’imaginez. Sherlock devient alors une sorte de miroir numérique très franc, pas toujours flatteur, mais terriblement utile.

Tableau récapitulatif des principales commandes Sherlock

Voici maintenant un tableau simple et clair qui résume les commandes les plus utiles et leurs rôles. Ce tableau est pensé pour être consulté rapidement lorsque vous utiliserez Sherlock.

CommandeRôle
sherlock pseudoLance une recherche simple sur des centaines de sites
sherlock pseudo1 pseudo2Recherche plusieurs pseudos en une seule fois
sherlock pseudo –csvEnregistre les résultats dans un fichier CSV
sherlock pseudo –jsonEnregistre les résultats en JSON
sherlock helpAffiche l’aide et la liste complète des options
sherlock pseudo –timeout 10Définit un délai d’attente entre les requêtes
sherlock –versionVérifie la version installée de Sherlock

Avec ce tableau, vous avez déjà l’essentiel pour travailler sereinement. Quand vous serez plus à l’aise, vous pourrez explorer encore davantage d’options, mais pour un débutant ou même pour un utilisateur intermédiaire, cela suffit largement.


Sherlock n’est pas qu’un simple outil technique de plus dans la longue liste des outils d’OSINT. C’est un véritable révélateur d’identité numérique. En quelques commandes simples, il montre à quel point un simple pseudonyme peut raconter une histoire, parfois très riche. Vous avez désormais toutes les clés pour l’installer correctement, le manipuler en toute confiance et comprendre réellement ce que ses résultats signifient.

Au-delà de l’aspect purement technique, utiliser Sherlock change souvent la façon dont on perçoit Internet. On comprend que chaque trace laissée en ligne peut un jour être retrouvée, analysée, connectée à d’autres. C’est à la fois un formidable outil d’enquête et un excellent rappel de l’importance de la maîtrise de son identité numérique.

Si vous débutez dans l’OSINT, Sherlock est un compagnon idéal. Facile à prendre en main, puissant, rapide, pédagogique, il vous montre concrètement ce qu’il est possible de faire avec des informations publiques. Prenez le temps d’expérimenter, testez différents pseudos, explorez les résultats, apprenez. Internet n’a jamais été aussi vaste, et pourtant, avec les bons outils, il n’a jamais été aussi lisible.