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Théme de la semaine : Google Analytics

GA4 : Analyser les meilleures sources de trafic de votre site

Temps de lecture estimé : 14 minutes
Accueil SEO GA4 : Analyser les meilleures sources de trafic de votre site

Vous voyez vos statistiques grimper… ou stagner… et vous vous dites : “OK, mais ça vient de quelles sources exactement ?”. C’est souvent là que Google Analytics 4 devient à la fois votre meilleur allié et votre pire casse-tête. Parce que GA4 peut vous donner des réponses très précises sur les sources de votre trafic… à condition de savoir où cliquer et quoi comparer.

Le problème, ce n’est pas d’avoir “du trafic”. Le vrai enjeu, c’est de repérer les meilleures sources, celles qui apportent des visiteurs utiles, réguliers, et qui font avancer votre site dans le bon sens (inscriptions, achats, demandes de devis, clics, etc.). Et ça, la plupart des débutants loupent la première fois. Normal : GA4 ne se lit pas comme l’ancien Analytics, et ses rapports peuvent vous donner une illusion de succès.

  • Savoir identifier rapidement quelles sources amènent des visiteurs vraiment intéressés (et pas juste du volume) pour concentrer votre énergie sur ce qui fait progresser votre site.
  • Comprendre comment comparer vos canaux et vos sources sans vous faire piéger par des chiffres trompeurs, afin de repérer ce qui génère réellement de l’engagement et des résultats.
  • Apprendre à rendre vos données plus fiables et exploitables pour prendre de meilleures décisions marketing, optimiser vos actions, et arrêter de “piloter à l’aveugle”.

Dans ce chapitre de notre tutoriel complet sur GA4, on va donc apprendre à analyser et comprendre chaque source de trafic depuis Google Analytics 4, étape par étape, avec des exemples concrets et même un peu de code, pour que vous puissiez détecter ce qui marche vraiment… sans vous faire avoir par de jolis chiffres inutiles.

C’est quoi une “source de trafic” dans GA4 ?

Dans Google Analytics 4, une source de trafic, c’est tout simplement l’origine qui a amené un visiteur sur votre site. Vous pouvez avoir, par exemple : Google (résultat de recherche), un réseau social, une newsletter, un lien sur un autre site, une publicité, ou même un accès direct (quand quelqu’un tape votre URL ou a votre site en favori).

Sauf qu’en pratique, GA4 ne se contente pas d’afficher une source basique. Il essaye de comprendre le contexte complet et il le range sous plusieurs dimensions différentes. Les trois notions les plus importantes (et souvent confondues) sont :

  • La source (source) : C’est le site ou le système d’où vient votre visiteur. Exemples : google, bing, facebook, newsletter, youtube.
  • Le support (medium) : C’est le “type de trafic”. Exemples : organic, cpc, referral, email, social, none.
  • Le groupe de canaux (Default Channel Group) : C’est une catégorie plus simple, automatiquement regroupée par GA4. Exemples : Organic Search, Direct, Referral, Paid Search, Organic Social, Email…

En clair, GA4 a une vision en “couches” : il vous donne à la fois l’origine précise et une classification plus lisible.

Qu’est-ce qu’une bonne source de trafic ?

C’est une excellente question… parce que c’est là que beaucoup de sites font fausse route. Une bonne source de trafic, ce n’est pas forcément celle qui ramène le plus de visiteurs. Une bonne source, c’est celle qui sert votre objectif. Et cet objectif dépend de votre site.

Si vous avez un blog, une bonne source de trafic peut être celle qui apporte : des visiteurs réguliers, qui restent longtemps, qui lisent plusieurs articles, et qui reviennent. Même s’ils n’achètent rien sur le moment, ils construisent votre audience.

Si vous vendez un service, une bonne source de trafic, c’est celle qui apporte : des demandes de contact, des appels, des formulaires envoyés. Même si le volume est plus faible, chaque visite peut valoir cher.

Si vous avez une boutique en ligne, une bonne source de trafic peut être celle qui apporte : des paniers, des achats, ou au minimum des ajouts au panier et des vues de produit.

Donc le mot “meilleures sources” doit toujours se lire comme :

“meilleures sources pour atteindre mon objectif”.

Ce n’est pas de la philosophie, c’est du pragmatisme.

Pourquoi c’est si important de connaître ses meilleures sources ?

Parce que vous ne pouvez pas améliorer ce que vous ne comprenez pas.

Connaître vos meilleures sources, ça sert à faire de meilleurs choix (et arrêter de perdre du temps). Si vous passez 6 heures à poster sur un réseau social qui vous ramène des visiteurs “curieux mais fantômes”, vous vous épuisez pour rien.

À l’inverse, si un article SEO vous ramène 10 visiteurs par jour et qu’ils restent 4 minutes, ça mérite peut-être un deuxième article sur le même sujet.

Quand vous savez quelle source de trafic convertit le mieux, vous savez où mettre :
votre énergie, votre budget, et vos efforts. Même sans pub, ça vous aide à décider :

  • “Est-ce que je bosse mon référencement ?”
  • “Est-ce que je dois faire une newsletter ?”
  • “Est-ce que je fais une vidéo YouTube ?”
  • “Est-ce que j’écris une mini série de tutoriels ?”

Repérer ce qui “a l’air bien” mais qui ne sert à rien

C’est le piège classique : vous voyez un pic de trafic, vous êtes content… et en réalité ça n’a rien apporté.

J’ai déjà vu un site exploser avec une source qui semblait incroyable. Gros volume, des centaines de visiteurs. J’étais euphorique. Deux jours plus tard… zéro inscription, zéro contact, rien du tout. C’était juste un lien posté sur un forum où les gens cliquaient par curiosité, restaient 5 secondes, puis repartaient. J’avais fêté du vent. Depuis, je ne juge plus une source de trafic sans regarder ce qu’elle produit vraiment.

Les erreurs classiques avec GA4 et comment les éviter

Quand on débute, on fait presque tous les mêmes erreurs. C’est normal, GA4 est moins “intuitif” que l’ancien Analytics.

Erreur n°1 : croire que “Direct” = gens qui tapent l’adresse

Parfois oui. Mais souvent non. “Direct” peut apparaître quand GA4 ne comprend pas d’où vient la visite. Exemples typiques : un lien dans un PDF, une appli mobile, un lien sans tracking, un SMS, ou une redirection mal faite.

Donc si “Direct” est énorme, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Ça peut juste être du trafic mal attribué.

Erreur n°2 : regarder uniquement “Utilisateurs” ou “Sessions”

Ce sont des volumes. Mais vous avez besoin aussi de “qualité” : temps passé, pages vues, conversions, événements, engagement…

Erreur n°3 : analyser sur une période trop courte

Sur 1 jour, un trafic peut sembler “génial”… juste parce qu’un ami a partagé votre site. Sur 28 jours ou 3 mois, vous voyez les tendances réelles.

Comment repérer les meilleures sources dans Google Analytics 4 ?

Allez, on rentre dans le concret. Quand vous ouvrez GA4, vous avez plusieurs endroits possibles… mais il y en a un qui est parfait pour commencer.

Le rapport de base à connaître : Acquisition du trafic

Chemin dans GA4 : Rapports → Acquisition → Acquisition du trafic

Acquisition du trafic dans GA4

C’est LE point de départ pour analyser vos meilleures sources. Vous allez voir un tableau avec une dimension principale souvent nommée : Groupe de canaux principal de la session (ou “Session default channel group” selon la langue).

Et là, vous voyez une liste du style : Organic Search, Direct, Referral, Organic Social, Email, Paid Search… Ce rapport répond à une question simple :

“Par quels canaux les gens arrivent sur mon site ?”

C’est utile. Mais ce n’est pas suffisant. Parce que “Organic Search”, ça peut être Google… ou Bing… ou DuckDuckGo. Et “Referral”, ça peut être un partenaire intéressant… ou un site bizarre qui spam. Donc ensuite, il faut être plus précis.

Aller plus loin : source/support, la vue qui change tout

Dans le même rapport “Acquisition du trafic”, vous pouvez changer la dimension affichée. À la place de “Groupe de canaux”, sélectionnez : Source de la session / Support de la session (session source / medium). C’est là que ça devient vraiment parlant.

Exemples concrets que vous verrez souvent :

  • google / organic
  • bing / organic
  • facebook.com / referral
  • l.facebook.com / referral
  • newsletter / email
  • google / cpc
  • (direct) / (none)

Avec ça, vous ne regardez plus seulement une catégorie, vous voyez l’origine exacte. Et là, vous commencez à identifier de vraies meilleures sources, celles qui méritent votre attention.

Comment reconnaître une bonne source dès les premiers indicateurs ?

Même si on va approfondir dans la suite, vous pouvez déjà faire une première sélection avec trois signaux simples.

1) Engagement

GA4 adore l’engagement. Et franchement, il a raison. Regardez par source : la durée moyenne d’engagement, le taux d’engagement, le nombre de pages vues.

Si une source ramène beaucoup de monde mais que tout le monde repart aussitôt, ce n’est pas une meilleure source. C’est un robinet inutile.

2) Conversions ou événements importants

Même sur un blog, vous pouvez définir une conversion : clic sur un bouton, inscription newsletter, téléchargement, envoi formulaire.

Une source de trafic qui apporte des conversions, même avec peu de volume, peut être une pépite.

3) Cohérence dans le temps

Une source qui fait des petits scores mais tout le temps… c’est souvent bien meilleur qu’une source qui fait un gros pic une fois puis disparaît.

Interpréter un rapport comme un humain (pas comme une machine)

Imaginez que votre rapport “Source/Support” affiche :

  • google / organic : 1 200 sessions
  • facebook.com / referral : 900 sessions
  • (direct) / (none) : 700 sessions
  • newsletter / email : 160 sessions

Si vous débutez, vous pourriez vous dire : “Facebook c’est presque aussi bon que Google !”. Sauf que vous devez vérifier la qualité. Et là, vous découvrez :

  • google / organic : engagement fort, plusieurs pages, conversions régulières
  • facebook.com / referral : engagement faible, rebond rapide, peu d’actions
  • newsletter / email : très peu de sessions… mais énormément de conversions

Conclusion logique :
la newsletter est peut-être une des meilleures sources, même si elle apporte moins de trafic.

Et vous voyez pourquoi GA4 n’est pas juste un compteur de visiteurs : c’est un outil d’arbitrage.

Éviter les “sources invisibles” avec des UTM propres

Si vous partagez votre site, vous devriez presque toujours utiliser des paramètres UTM. Sinon, GA4 risque de classer ça en “Direct” et vous perdez l’info. Voici un exemple d’URL avec le paramètre UTM :

https://crea-troyes.fr/mon-article?utm_source=instagram&utm_medium=social&utm_campaign=post_janvier

Et un exemple pour une newsletter :

https://affnox.fr/blog/agrafe-fissure?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=promo_fevrier

Vous pouvez créer ça à la main, ou avec le générateur Google, mais l’important c’est la logique :

  • utm_source = d’où ça vient
  • utm_medium = type de trafic
  • utm_campaign = nom de campagne

Grâce à ça, vos sources de trafic deviennent claires, lisibles, et exploitables.

Maintenant, on va apprendre à entrecroiser les données, comparer les sources entre elles, et détecter les meilleures sources de manière fiable, pas juste au feeling.

Repérer et comparer les meilleures sources dans GA4

À ce stade, vous savez où regarder : le rapport d’Acquisition, la dimension source/support, et les premiers signaux de qualité. Mais soyons honnêtes : si GA4 se limitait à afficher “Google” et “Facebook”, ce serait trop simple. Le vrai défi commence quand vous devez répondre à une question beaucoup plus utile :

Quelle source de trafic m’apporte des visiteurs utiles… et pourquoi ?

Parce que si vous comprenez ça, vous pouvez reproduire ce qui marche, et surtout arrêter de gaspiller votre temps sur ce qui fait du bruit sans résultat. Car dans GA4, il existe deux “acquisitions”.

Premier piège qui déroute énormément : GA4 parle de trafic avec deux logiques différentes.

Acquisition de l’utilisateur (première fois)

C’est “comment cette personne vous a découvert pour la première fois”.

Chemin : Rapports → Acquisition → Acquisition d’utilisateurs

Exemples : un visiteur arrive via Google pour la première fois, puis revient plus tard via Direct : GA4 vous dira que son acquisition utilisateur est Google / organic.

Acquisition du trafic (session par session)

C’est “d’où vient cette visite-là”.

Chemin : Rapports → Acquisition → Acquisition du trafic

Exemples : un visiteur vous connaît déjà, revient via une newsletter : là, la session est attribuée à newsletter / email. Et c’est important car ces deux rapports répondent à des questions différentes.

  • Si vous voulez savoir quelles sources attirent de nouveaux visiteurs, regardez acquisition d’utilisateurs.
  • Si vous voulez savoir ce qui “fait tourner” votre site au quotidien, regardez acquisition du trafic.

Les meilleures sources ne sont pas toujours les mêmes dans les deux rapports, et c’est totalement normal.

Le bon rapport pour “repérer” une source, et le bon rapport pour la “juger”

Une source de trafic, c’est comme une personne dans une équipe. Elle peut sembler impressionnante au premier regard… et pourtant ne rien produire. Pour vraiment analyser une source, vous devez faire deux choses :

D’abord, repérer la source (volume), là, le rapport Acquisition du trafic est parfait. Ensuite, comprendre la valeur de la source (qualité). Vous allez avoir besoin d’autres données que le volume : engagement, événements, conversions, pages vues, parcours…

Le problème, c’est que GA4 ne met pas tout sur un plateau d’argent. Vous devez apprendre à faire des comparaisons qui ont du sens. C’est exactement ce qu’on va faire maintenant.

Les indicateurs à regarder pour détecter les meilleures sources

Quand vous regardez une source de trafic, posez-vous trois questions simples :

Est-ce qu’elle attire des gens pertinents ?

Vous cherchez des visiteurs qui ressemblent à votre cible.

Par exemple, si vous avez un blog pour apprendre le HTML, une source “TikTok” peut ramener beaucoup de monde… mais pas forcément des gens prêts à suivre un tutoriel complet.

En revanche, une source comme “Google / organic” peut ramener peu de monde au début, mais des lecteurs qui cherchent activement à apprendre.

Ça change tout.

Est-ce qu’ils restent et interagissent ?

C’est ici que GA4 est intéressant : il mesure l’engagement. Sur une source, regardez : la durée d’engagement, les événements, le nombre de pages vues, les conversions.

Est-ce que ça contribue à votre objectif ?

Votre objectif peut être : inscriptions, formulaires, clics, ventes, téléchargements… Donc même si une source est “sympa”, si elle ne sert jamais votre objectif, elle n’est pas une meilleure source. Elle est juste “bruyante”.

Comparer deux sources proprement dans GA4

Vous êtes dans : Rapports → Acquisition → Acquisition du trafic

Vous changez la dimension principale en : Source de la session / Support de la session

Maintenant, prenez deux sources fréquentes par exemple :

  • google / organic
  • facebook.com / referral

Et là, vous comparez colonne par colonne :

  • Sessions : Ça vous donne le volume, mais c’est rarement le plus intéressant.
  • Sessions engagées (ou taux d’engagement) : C’est le premier filtre qualité. Si une source a beaucoup de sessions mais très peu de sessions engagées, elle ressemble à une foule qui rentre dans un magasin… puis ressort immédiatement.
  • Nombre d’événements : Plus il y a d’événements, plus les gens font des choses sur votre site. Attention : ce chiffre dépend aussi de votre configuration (par exemple le scroll, les clics, etc.), donc il faut le lire avec bon sens.
  • Conversions : C’est le juge de paix. Si vous avez défini des conversions (inscription, formulaire, achat…), elles apparaîtront ici.

C’est souvent ici que vous allez repérer une surprise :

La source qui n’apporte “pas grand monde” est parfois celle qui convertit le plus.

Comment entrecroiser les données : la technique du “second niveau”

Vous avez un tableau avec vos sources… mais vous voulez comprendre “qu’est-ce qu’ils font après”. Dans GA4, vous pouvez ajouter une dimension secondaire. C’est un outil ultra pratique pour analyser une source de trafic avec plus de précision.

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Exemple 1 : savoir quels sites vous envoient du trafic “Referral”

Vous regardez “Session default channel group” et vous voyez “Referral”. Mais Referral ne dit pas quel site. Donc vous passez en : Source/Support. Et là vous voyez :

  • example.com / referral
  • reddit.com / referral
  • github.com / referral

C’est déjà plus clair.

Exemple 2 : comprendre d’où vient “Organic Social”

Organic Social, ça peut être Facebook, Instagram, LinkedIn… Donc là aussi, vous utilisez : Source/Support. Vous pouvez découvrir par exemple :

  • l.instagram.com / referral
  • m.facebook.com / referral
  • linkedin.com / referral

C’est précisément comme ça qu’on “déplie” un canal. Vous partez d’une catégorie, puis vous descendez au niveau exact. Et c’est souvent comme ça que vous trouvez vos meilleures sources.

Croiser trafic + pages : quelles sources amènent vers quelles pages ?

C’est une analyse que j’adore, parce qu’elle est très concrète : vous allez voir si vos sources envoient du trafic vers les bonnes pages.

Chemin : Rapports → Engagement → Pages et écrans

Ce rapport vous dit quelles pages sont vues. Ensuite, vous pouvez filtrer en haut par : “Source/Support” via une comparaison ou un filtre. Par exemple, vous filtrez sur google / organic, et vous regardez quelles pages sont vues via Google. Puis vous faites pareil avec newsletter / email.

Vous allez rapidement remarquer un truc : certaines sources amènent vers vos pages “fortes”, et d’autres vers des pages peu stratégiques.

  • Google / organic amène souvent sur des articles précis (SEO).
  • Newsletter / email amène souvent sur votre page d’accueil, ou une page “promotion”.

Donc vos meilleures sources ne poussent pas forcément les mêmes contenus.

Croiser trafic + conversions : quelles sources font vraiment avancer le site ?

Le piège classique, c’est de croire que la “meilleure source” est celle qui a le plus de visiteurs. En réalité, la meilleure source, c’est souvent celle qui rapporte le plus de conversions par session. Même si elle n’a pas beaucoup de trafic.

Pour ça, vous devez absolument avoir des conversions configurées :

  • envoi de formulaire (generate_lead)
  • clic sur un lien mailto:
  • clic sur un numéro de téléphone
  • inscription newsletter
  • achat (purchase)

Dans GA4, on ne “devine” pas une conversion. On la mesure. Et là, vos sources de trafic deviennent enfin comparables de façon intelligente.

Un cas typique de “source trompeuse”

Imaginez cette situation : Votre rapport indique :

  • facebook.com / referral : 1 500 sessions
  • google / organic : 600 sessions
  • newsletter / email : 120 sessions

Vous êtes tenté de dire : Facebook est la meilleure source, clairement. Mais, si vous regardez les conversions :

  • facebook.com / referral : 2 conversions
  • google / organic : 20 conversions
  • newsletter / email : 18 conversions

Donc vous réalisez que :

  • Facebook fait du volume, mais très peu d’impact.
  • Google fait un volume moyen, mais excellent rendement.
  • Newsletter est petite, mais ultra rentable.

Les meilleures sources ne sont pas forcément les plus visibles.

Et là, vous êtes déjà en train de raisonner comme quelqu’un qui pilote son site correctement.

Attention à la différence entre “source” et “source de trafic fiable”

Dans GA4, vous allez parfois voir :

  • (direct) / (none)
  • (not set)
  • un domaine bizarre
  • un trafic énorme venant d’un site inconnu

Ça peut être normal… ou pas. Certaines sources ne sont pas “propres” parce que : vos liens ne sont pas balisés, vos redirections cassent le tracking, ou des robots polluent votre site. Et ça peut vous empêcher de détecter vos meilleures sources.

Donc à ce stade, retenez une règle très simple :

Si une source apparaît comme étrange, avant de la juger, vérifiez si elle est réellement fiable.

Dans la suite, je vous expliquerai comment repérer le trafic “pourri”, les bots, et comment nettoyer votre analyse.

Tracker un clic important et le transformer en conversion

Vous voulez un exemple de code concret ? Voici un cas simple : vous avez un bouton “Demander un devis”, et vous voulez mesurer les clics.

Exemple HTML :

<a href="/contact" id="btn-devis">Demander un devis</a>

Exemple JS pour ajouter un événement GA4 :

document.getElementById("btn-devis").addEventListener("click", function () {
  gtag("event", "demande_devis_click", {
    event_category: "engagement",
    event_label: "bouton_devis_header"
  });
});

Ensuite, dans GA4, vous pourrez retrouver l’événement “demande_devis_click” et le marquer comme conversion. Grâce à ça, vous ne suivez plus juste du trafic. Vous suivez du trafic utile. Et c’est exactement le but de Google Analytics 4.

Identifier vos meilleures sources avec une vraie méthode

À ce stade, vous savez déjà repérer une source de trafic dans Google Analytics 4, et surtout la comparer avec un minimum de bon sens : volume, engagement, conversions.

Maintenant, on va faire quelque chose de très important : construire une analyse fiable. Parce que GA4, comme tous les outils, peut raconter n’importe quoi… si on lui donne des données pas propres. Et une fois que votre analyse est propre, on pourra enfin répondre à la grande question :

Quelles sont les meilleures sources… et que dois-je faire ensuite ?

“Direct” : la source de trafic qui veut dire tout et n’importe quoi

Commençons par la plus grande incompréhension des débutants. Dans GA4, vous verrez souvent : (direct) / (none).

Et beaucoup pensent : “Ce sont les gens qui tapent mon URL, c’est génial, ils me connaissent !”. Parfois oui. Mais très souvent, Direct veut surtout dire :

“GA4 n’a aucune idée d’où vient cette visite, donc il la classe en Direct.”

Ça peut arriver quand :

  • vous envoyez des liens dans un PDF,
  • vous partagez un lien sur WhatsApp ou Messenger,
  • vous avez un lien dans une application mobile,
  • vous utilisez une redirection qui casse le tracking,
  • vous avez un problème de consentement cookies selon le navigateur,
  • ou tout simplement… quelqu’un a cliqué depuis une page qui ne transmet pas le référent.

Donc “Direct” n’est pas une mauvaise source. Mais ce n’est pas non plus forcément une source fiable. Et si Direct est énorme… ce n’est pas un trophée. C’est un signal d’alerte.

Le trafic “Referral” bizarre : comment repérer un faux bon trafic

Un autre cas fréquent : vous voyez des sites référents inconnus :

  • des domaines que vous ne connaissez pas,
  • des noms étranges,
  • des sous-domaines suspects,
  • ou des sources avec un trafic énorme mais aucun engagement.

Ça arrive parce que :

  • vous avez du spam referral (moins fréquent qu’avant, mais encore possible),
  • vous avez des bots,
  • un crawler qui “visite” vos pages.

Le problème, ce n’est pas d’avoir ces sources. Le problème, c’est de les confondre avec les meilleures sources. Donc quand vous voyez une source referral qui vous semble suspecte, posez-vous une question simple :

Est-ce qu’elle apporte du trafic humain et utile ?

Le signe le plus évident :Un trafic qui explose mais dont l’engagement est proche de zéro.

Méthodologie : comment détecter les meilleures sources en 20 minutes

Voici une méthode claire, accessible aux débutants, et surtout reproductible chaque semaine. Je vous conseille de la faire sur 28 jours (ou 3 mois si votre site a peu de trafic). Sur 7 jours, on se fait souvent piéger par le hasard.

Étape 1 : lister toutes vos sources de trafic

Dans GA4 : Rapports → Acquisition → Acquisition du trafic

Dimension principale : Source de la session / Support de la session

Objectif : obtenir la liste complète des sources.

À ce moment-là, ne cherchez pas encore “la meilleure source”. Cherchez “toutes les sources”. Parce qu’une meilleure source, ça se repère souvent par contraste avec les autres.

Étape 2 : ignorer le classement automatique et trier autrement

GA4 trie souvent par sessions. Mais vous, vous voulez repérer les meilleures sources. Donc vous allez regarder les sources sous deux angles :

  • Angle “Qualité” : Triez par taux d’engagement ou sessions engagées. Ça vous montre rapidement les sources “propres”.
  • Angle “Résultats” : Triez par conversions. Ça vous montre les sources qui servent vraiment votre objectif.

Une source qui arrive souvent en haut des conversions est rarement un hasard. Même si elle est petite.

Étape 3 : repérer les sources “pépite” (faible volume, forte valeur)

C’est là que GA4 devient vraiment puissant. Les pépites, ce sont souvent :

  • newsletter / email
  • linkedin.com / referral (si vous êtes en B2B)
  • google / organic sur une page précise
  • un site partenaire / referral

Ce n’est pas forcément impressionnant visuellement… mais c’est rentable. Et ce sont typiquement ces sources qui permettent de progresser sans brûler votre énergie.

Étape 4 : repérer les sources “bruit” (gros volume, faible valeur)

Elles sont très fréquentes, surtout au début. Typiquement :

  • certain trafic social non ciblé,
  • un forum,
  • un post viral,
  • un mauvais placement,
  • ou une source mal attribuée.

Ces sources se repèrent vite : elles amènent beaucoup de sessions, mais très peu d’engagement, et presque aucune conversion. Elles font “gonfler” vos stats, mais elles ne construisent rien.

Entre-croiser les données : l’astuce “source + page” qui change tout

Si vous voulez vraiment comprendre une source, ne regardez pas uniquement la source. Regardez ce qu’elle apporte comme pages. Parce qu’un trafic peut être bon… mais arriver sur une page mal faite. Et ce n’est pas la source le problème. C’est la page d’arrivée.

Dans GA4 : Rapports → Engagement → Pages et écrans

Puis, vous filtrez sur une source précise. Ensuite, vous observez : quelles pages cette source déclenche. Par exemple :

  • google / organic peut amener directement sur un tutoriel HTML
  • newsletter / email peut amener sur la page d’accueil ou une page “nouveauté”

Et là, vous découvrez un truc important : Les meilleures sources n’ont pas forcément besoin de plus de trafic. Elles ont parfois juste besoin de meilleures pages d’arrivée.

Analyser les meilleures sources avec une Exploration

Si vous voulez vraiment entrecroiser proprement dans Google Analytics 4, vous devez utiliser le module : Explorer

Chemin : Explorer → Exploration libre (Free Form)

Ce n’est pas réservé aux experts, c’est juste un peu moins “guidé”. Mais c’est parfait pour une analyse claire.

Exemple d’analyse : “Source/Support” + “Page de destination”

Dans l’exploration, vous ajoutez Dimensions :

  • Source/Support de la session
  • Page de destination (landing page)

Mesures :

  • Sessions
  • Sessions engagées
  • Conversions

Ensuite, vous mettez :

  • Source/Support en lignes
  • Page de destination en colonnes (ou inversement)

Et vous observez. C’est là que vous identifiez les meilleures sources au sens “profitable” :

  • Google / organic → /tutoriel-html → bon engagement + conversions
  • Newsletter / email → /formation → grosse conversion
  • Facebook / referral → /accueil → faible engagement

Et là, ce n’est plus de l’analyse “au feeling”. C’est une photo précise de votre performance.

Comprendre l’attribution : GA4 ne donne pas toujours le crédit au bon endroit

Voici une réalité frustrante :

Une source peut déclencher une conversion… sans apparaître comme responsable.

Exemple typique : un utilisateur vous découvre via Google, revient plus tard en Direct, et convertit. Selon la logique, Google vous a apporté le client… mais GA4 peut attribuer la conversion au dernier canal selon son modèle. Donc, pour éviter d’interpréter trop vite :

Ne jugez pas une source uniquement sur “conversion instantanée”, surtout si votre site fonctionne sur plusieurs visites.

Sur un site web :

  • quelqu’un peut lire un article aujourd’hui,
  • revenir deux jours après,
  • et seulement ensuite s’inscrire ou vous contacter.

Et c’est là que Google Analytics 4 demande un peu de maturité : vous analysez une progression, pas un achat impulsif.

C’est quoi une meilleure source au final ?

On peut enfin répondre proprement. Une meilleure source, ce n’est pas seulement un canal. C’est une source de trafic qui respecte plusieurs conditions :

  1. Elle est stable dans le temps.
  2. Elle amène des visiteurs engagés.
  3. Elle produit des résultats mesurables (conversions ou objectifs).
  4. Elle correspond à votre audience réelle.
  5. Elle est fiable (pas du Direct “mal rangé”, pas du spam, pas un bot).

Donc votre “meilleure source” peut être :

  • Google / organic si vous faites du SEO
  • Newsletter / email si vous travaillez une communauté
  • Referral (partenaires) si vous êtes dans un écosystème
  • YouTube si vous faites de la pédagogie
  • LinkedIn si vous vendez du service B2B

Ce n’est pas GA4 qui décide. C’est votre objectif. Et c’est ça qui rend cette analyse utile, vous ne cherchez pas du trafic, vous cherchez du trafic qui sert à quelque chose.

Créer un lien UTM propre automatiquement pour éviter Direct)

Vous avez vu les UTM précédemment. Voici une version “automatique” en JavaScript, pratique si vous générez des liens dans un petit outil interne ou un back-office.

Générateur UTM simple

 function buildUtmUrl(baseUrl, source, medium, campaign) {
  const url = new URL(baseUrl);
  url.searchParams.set("utm_source", source);
  url.searchParams.set("utm_medium", medium);
  url.searchParams.set("utm_campaign", campaign);
  return url.toString();
}

// Exemple :
const link = buildUtmUrl(
  "https://crea-troyes.fr/tutoriel-html",
  "newsletter",
  "email",
  "html_debutant_janvier"
);

console.log(link);

Ça vous sort une URL propre que GA4 saura lire sans hésiter. Ainsi, vous aurez moins de (direct)/(none), plus de sources identifiables, et une analyse beaucoup plus fiable.

Vos meilleures sources, c’est votre boussole

Quand on débute, Google Analytics 4 ressemble à un cockpit d’avion : plein de chiffres, plein de boutons, et on ne sait pas vraiment quoi regarder. Pourtant, une fois que vous avez compris le principe, ça devient étonnamment rassurant. Vous n’avancez plus au hasard, vous avancez avec une boussole.

Le vrai changement, ce n’est pas de “tout mesurer”. C’est de mesurer ce qui compte, d’observer vos meilleures sources de trafic, et de prendre de petites décisions simples. Un article SEO de plus au bon endroit, une newsletter mieux pensée, une page d’arrivée améliorée… et votre site progresse presque tout seul, tranquillement, sans vous épuiser.

Alors oui, vous pourrez toujours courir après des pics de trafic pour le plaisir des yeux. Mais si vous voulez construire quelque chose qui dure, Google Analytics 4 vous aide à jouer le long terme. Et ça, franchement, c’est beaucoup plus satisfaisant.